Organisation

Nous avons déjà évoqué, au moment de présenter le contexte, les différentes réactions que suscitent les nouveaux médias en raison de leur présence grandissante et qui peut paraître à certains menaçante pour la pérennité des publications sur support papier (probablement à raison pour plusieurs d’entre elles : encyclopédies, revues, entre autres).

Étant données les inquiétudes que cette période de transition vers ce qui a tout l’air d’un nouveau paradigme suscite dans la populations et parmi les cercles d’intellectuels et de preneurs de décision, dans tous les domaines (politique, économique, culturel et social), le débat devient très polarisé et émotif.

Référez-vous à l’avant-propos pour vous replonger dans les considérations préliminaires qui sous-tendent cette réflexion.

Avant-propos

Nous avions initialement prévu de tenter de comprendre comment les nouvelles technologies sont en train, effectivement, de modifier notre culture, en particulier par les transformations qu’elles entraînent au niveau de la lecture numérique.
Nous envisagions de considérer d’abord les changements sous quatre angles :
Changements dans les pratiques, changements dans la définition, changement dans les critères d’inclusion et changements dans les modalités de diffusion. Et pour chaque type de changements nous nous serions efforcés de démontrer comment les déplacements vers les supports numériques qui sont en train de s’opérer du point de vue de la lecture, sont à la source d’une sorte de réaction en chaîne qui fait qu’en fin de compte c’est toute la culture qui est chamboulée. Et nous escomptions arriver à la conclusion que les effets cumulés de ces changements de différentes natures, étant donnée la diversité des implications associées à ces quatre angles d’approche, feraient que le changement de paradigme serait bien en cours et irréversible, même si le vieux paradigme demeure toujours présent dans ce monde où nous vivons en 2013.

Mais, vu que nous ne pouvons prétendre avoir une attitude neutre lorsque nous analysons les ‘mécanismes’ par lesquels les changements à la lecture sous ces quatre angles se traduisent nécessairement par une transformation de fond en comble de ce que nous appelons culture, étant donné que les enjeux sont trop importants pour que quelque chose de l’ordre de l’imprévisible ne vienne pas brouiller nos calculs.

Organisation

Afin de prendre acte des idées en présence, j’ai donc orienté la réflexion dans le sens de la prise en compte de ces différents points de vue qui se confrontent lorsqu’on aborde cette question sensible de l’impact des TIC sur la culture. Il était avisé de le faire, car ces prises de position, implicites ou clairement affirmées, inconscientes ou assumées, constituent des limites qui conditionnent la façon dont pourra (ou ne pourra pas) être pensé la transformation culturelle apportée par la lecture numérique.

L’inconvénient est que justement, on ne pourra pas accorder autant d’importance à la lecture numérique elle-même d’un point de vue phénoménologique, contrairement à ce que nous espérions pouvoir faire. Nous devrons nous concentrer sur les arguments des partis en présence et la compréhension de la façon dont ils raisonnent, même si ce n’est pas toujours cohérent d’un point de vue ‘objectiviste’. De cette manière nous restons au moins fidèles à notre perspective qui affirme (cf. surtout ‘hypothèse‘) que le point de vue pertinent pour aborder une problématique aussi délicate (que l’appréciation critique de la qualité d’une oeuvre d’art) demeure celui de l’intersubjectivité. Évidemment, on doit privilégier les prises de position qui témoignent d’une plus grand probité intellectuelle. Mais cela demeure extrêmement complexe à vérifier.

Positions

Je vous invite donc à découvrir quelles sont ces principales positions relativement à l’apport positif ou négatif des technologies numériques sur la littérature et l’édition de livres et d’autres types de textes qui jouent un si grand rôle dans la définition de ce que nous sommes.

Synthèse

Puis, lorsque vous en aurez fait le tour, nous essaierons de dégager les éléments communs à certaines de ces positions, de manière générale, pour voir ce qu’il est possible d’en retenir. Ce sera l’occasion d’une synthèse visant, éventuellement à parvenir à dépasser les oppositions pour parvenir à accéder à un point de vue surplombant ou plus compréhensif sur la question. Mais si une des positions se révèle plus juste que les autres, on sera en droit de s’associer à cette perspective sur le débat.

Conclusion

À partir de là, il nous reviendra de dégager quelques idées qui ressortent de notre réflexion, de manière peut-être plus personnelle, mais tout en tendant à atteindre à une certaine clarification des enjeux dans l’espoir de faire ressortir de ce conflit des valeurs quelque chose de potentiellement universel. Ces propositions phares demeureront toujours à vérifier.

Nous devrons aussi faire retour sur la manière dont nous avons caractérisé ces positions car il faut éviter que l’on prenne ces « profils idéologiques » comme des portraits de personnes particulières qui devraient leur rester accolés comme des étiquettes.

Puis il sera de mon devoir de me juger aussi sévèrement par rapport aux lacunes de mon investigation. Je n’ai sûrement pas fait assez pour éclairer la problématique et je suis certainement très loin d’avoir trouvé la solution à tous les problèmes. Mais j’ai aussi commis des fautes quant à la manière d’exposer ces idées et au niveau de l’éditorialisation elle-même (la façon de les mettre en relation).

Distinction entre version web et version imprimable ou publiable sur liseuse

Disposition des sections sur le web par rapport au résultat escompté imprimable

Comme un site web possède sa propre logique, qui est moins linéaire que celle d’un livre classique, nous avons dû nous demander comment nous présenterions les contenus sur la version web.
Nous avons travaillé sur plusieurs versions de ce projet et finalement nous nous sommes rendus compte que nous aurions tout de même intérêt à respecter les règles du genre dissertation afin de donner un fil conducteur (et des limites) au site web. Le fait est que nous jugeons quand même important de tenir compte de la fonction du web qui est de mettre les contenus en relation. C’est pourquoi nous avons élaboré notre menu pour qu’il ne reproduise pas tout simplement les sections du livre de manière « homothétique ». Nous avons ainsi prévu faire rentrer en quelque sorte le livre au sein d’une seule section, pour que l’unité du document soit claire, en plus de créer un onglet spécial pour indiquer que le résultat pouvait être consulté sous deux formats. Nous avons cependant divisé l’introduction en deux en vue de permettre une meilleure lisibilité puisque la problématique suppose l’énonciation des enjeux et du contexte (ainsi que de la démarche) mais comprend elle plusieurs sous-partie qu’il était intéressant de mettre en évidence afin que cet effort d’éditorialisation fasse sens. Contrairement à la présentation des contenus dans la version imprimable du « livre », on disposera les ‘chapitres’ sous forme de sous-sections d’une seule section (plan) dans le cadre du site web, au lieu de les aligner dans le menu principal (un onglet par chapitre). Le fait que l’introduction occupe deux onglets de ce même menu permettra de bien démontrer l’importance du contexte pour fournir un cadre susceptible de donner sens à la réflexion.

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