Notions

Les définitions des notions ici présentes sont regroupées par thématiques.

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Vous pouvez aussi consulter le lexique afin de trouver la définition de nombreux autres termes. Parfois les deux outils de vocabulaire se recoupent et/ou se complètent. La différence est que le lexique est plus complet et présente les termes en ordre alphabétique plutôt que suivant des thématiques.

Édition numérique

Éditorialisation
L’art de relier des éléments pouvant paraître disparates au départ grâce aux opportunités de mise en correspondance offertes par le web, ne serait-ce qu’on passant d’une adresse à une autre
LaTeX
Langage de balisage destiné à l’édition professionnelle mais pouvant être très utile pour assurer une présentation uniforme et élégante de tout type de document. Les concepteurs visaient l’amélioration du rendu de la présentation des équations pour la publication dans les magazines scientifiques en particulier, grâce à la possibilité de positionner des caractères spéciaux de manière décalée par rapport à la ligne de base et en différentes tailles. Cette capacité à gérer toutes les ‘polices’ et posotions pour les caractères sert pour les formules mathématiques complexes, certes, mais cela a permis la mise en place de toutes sortes de fonctionnalités pouvant être utiles à d’autres fins (artistique, entre autres). Cela peut très bien servir en sciences humaines, notamment en économie, par exemple, mais c’est encore peu utilisé. Différents logiciels se servent de LaTeX (on prononce [Letèk] (létèque) ou ‘Latèque’ car le ‘X’ de la fin provient du grec et se prononçe ‘k’ et varient en fonction du système d’exploitation. Ces logiciels peuvent, à l’aide d’extensions dans certains cas, convertir les fichiers crées dans ce langage en des formats plus courants comme epub et pdf.

Formats de fichiers

Epub
Format ouvert pour la publication de livres électroniques. Fondé sur XML, un langage de balisage qui exige que les documents rédigés suivant ses conventions soient ‘bien formés, c’est-à-dire rigoureusement structurés, ce qui est à la base d’une possibilité de reconnaissance automatique du sens par les ordinateurs. On nomme ce qui constitue le document, ou lieu de le décorer pour le distinguer des autres éléments qui en font partie. Les changements stylistiques sont appliqués par la suite.
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Pdf
Portable document format : Référez-vous au lexique.

Généralités

TIC
Technologies de l’information et des communications. En fait on parle plus spécifiquement de l’informatique et de la réseautique. L’informatique inclut les équipements électroniques (hardware) qui peuvent exécuter des programmes et ces logiciels (software) qui sont conçus pour traiter les données contenues dans les fichiers de tel ou tel type et format. Mais de là à dire que nous sommes en présence d’information ? Cela dépend de l’utilisation qu’en font des agents dotés d’une capacité d’interpréter de telles données. Or, jusqu’à présent peu d’ordinateurs présentent une telle capacité. On repose donc encore sur l’intelligence humaine pour être en mesure de faire quelque chose de censé de ces codes binaires qui sont contenus dans les fichiers informatiques qu’ils soient de type numérique ou texte. Le séquençage des données par ‘bits’ fait en sorte que l’on parle d’une opposition entre numérique et analogique et d’un appauvrissement de ce-dernier par le précédent. Mais l’efficacité de traitement permis par la puissance de stockage des ordinateurs actuels et la rapidité de leurs processeurs finit presque par compenser cette altération des courbes continues du réel par une reconstitution aussi détaillée que possible d’éléments successifs qui finissent par reproduire le « sentiment de la vie ». Finalement ce séquençage pourrait être remplacé par des modes de traitement plus organique (comme le permettent par exemple les logiciels de traitement d’images vectorielles), et beaucoup de recherche se fait pour associer circuits électroniques et circuits neuronaux, non sans succès d’ailleurs (référence). Mais ce qui compte aussi c’est le couplage de ces programmes hautement efficaces avec de puissants moyens de communication allant des simples fils électriques aux satellites en passant par les cables intercontinentaux et les ondes radio. C’est l’essor du réseau Internet qui rend les télécommunications si performantes qu’elles permettent, grâce à la convivialité du web, de faire en sorte que les êtres humains puissent s’informer presqu’instantanément de tout ce qui se passe dans le monde pourvu que des barrières visant à contrôler la circulation de l’information n’ont pas été mises en place, comme c’est le cas en Chine, en Corée du Nord et en Afghanistan… Remarquez que le gouvernement canadien a émis une directive visant à interdire la diffusion de toute communication scientifique en provenance de chercheurs afghans (d’Afghanistant) et filtre même les messages que ses propres scientifiques peuvent communiquer publiquement. Souvent l’abus de pouvoir ne se ‘cantonne’ pas uniquement dans les « rogue-states ».

Internet et Web

Internet
Internet est le nom donné au « réseaux des réseaux » qui est l’extension à l’ensemble de la planète d’un système de communication entre serveurs qui sont en fait des ordinateurs connectés entre eux au moyen d’infrastructures tout à fait matérielles. C’est pourquoi, lorsqu’on parle du monde virtuel auquel donnerait accès Internet, on est « dans le champ ». Chaque ordinateur connecté au réseau possède une identité sous forme d’adresse IP (Internet protocole). Celle-ci lui permet d’être reconnu comme un destinataire ou un émetteur potentiel par les autres « clients ». La fonction de certains « clients » peut être de fournir un accès au réseau, ce qui est le cas des FAI (fournisseurs d’accès Internet). L’Internet date des années 70. Mais il n’était utilisé que par des personnes ayant de bonnes compétences techniques en informatique au début. Car il manquait un langage commun pour communiquer à travers ce réseau.Il y avait certes différentes protocoles d’échanges d’information comme pour les courriels, ce qui était en fait la fonction la plus utilisée sur le net. Mais cela ne suffisait pas à pouvoir mettre en commun, à la disposition de tous ou de certains, les informations à partir desquelles on voulait travailler. C’est le problème auquel Tim Berners Lee a voulu s’attaquer en créant le web. À partir de l’invention de ce-dernier, en 1994, l’utilisation d’Internet n’a cessé de s’accroître exponentiellement et les investissements dans les infrastructures qui le sous-tendent (rappelez-vous le projet de l’Autoroute de l’information, sous le gouvernement du PQ à la fin des années 1990) ont rendu le réseau encore plus tentaculaire et… consommateur d’énergie.
Web
C’est un langage conçu par Tim-Berners-Lee en 1994 permettant l’interprétation de fichiers de type texte grâce à la définition du sens de balises impliquant une présentation sur l’écran des utilisateurs dans la fenêtre d’un navigateur. Le fureteur permet également de chercher de l’information sur les bases de données des serveurs connectés sur Internet et se conformant aux conventions de ce protocole d’échange de données impliquant un registre des adresse géré par des instances administratives et règlementaires. Chaque adresse web peut être traduite dans un code numérique mais implique bel et bien une adresse physique sur un client/serveur du réseau Internet. Il ne faut donc pas confondre Internet et le web, même si les circonstances ont fait que le web s’est développé sur Internet. D’autres types de protocole plus spécialisés (comme ftp, pour le transfert de fichier) ont aussi recours à Internet. Le protocole permet aussi la désignation de fichiers autres que les pages html, et que l’on peut télécharger sur son ordinateur. Mais essentiellement, c’est un langage d’édition orienté vers la présentation et la mise en page (complété par les feuilles de style css). Les pages web peuvent être statiques, en format html (hyper-text markup language). Il en existe plusieurs versions (html5 est la dernière en date) ainsi que des variantes (xhtml), et des compléments (https)(permettent de mettre des personnes distantes en contact avec une information présentée dans un navigateur. Avec le passage au web 2.0, qui est axé d’avantage sur la personnalisation, grâce à des bases de données permettant une adaptation des contenus en fonction des utilisateurs, c’est davantage le langage php qui est utilisé car il permet la connexion à des bases de données justement. Mais là ça devient un langage de programmation en même temps qu’un langage de balisage, car on peut y introduire des fonctions. La caractéristique du web est de proposer une mise en relation des pages qui le constituent (chacune possède son adresse http afin de pouvoir être récupérée) au moyen d’hyperliens, aussi appelés liens hypertextuels.

Outils et techniques

CMS
Content management system : Système de gestion de contenu. Les blogues en sont et permettent de réaliser des sites web. On pense aussi à Joomla et d’autres plateformes d’éditorialisation encore plus connues comme les réseaux sociaux. Outre Facebook et twitter, on pense à Scoopit et à Storify, par exemple. On doit distinguer les CMS des Systèmes de gestion électronique des documents qui visent à permettre une mise en réseau au sein d’une compagnie de tout ce les documents dont elle a besoin pour fonctionner grâce à un intranet, qui prévoit tout un système de gestion des droits d’accès, et des privilèges utilisateurs. Mais une certaine forme de contrôle du worflow est permise par des thèmes de blogues aussi connus et faciles d’utilisation que WordPress (cf. les thèmes ‘Annotum base’ et ‘Annotum Sans’, par exemple).

Positions idéologiques

Criticisme
Promoteur de la critique : Comme pour le techno-scepticisme, je me sers ici du terme ‘criticisme’ qui réfère à une très vénérable tradition philosophique, en un sens qui tire sa signification directement de l’usage le plus courant du terme ‘critique’. On entend par là en général un énoncé déplaisant qui vient dire du mal de quelque chose. Mais on pense aussi à la fonction d’évaluation, consistant à faire preuve de jugement pour émettre une opinion plus éclairée sur une situation que si on n’y avait pas réfléchi. On retrouve donc ici l’influence de la tradition de pensée à laquelle je faisais allusion. Par conséquent, je prends ici le terme en un sens intermédiaire. Il s’agit de la posture consistant à ne pas vouloir se prononcer sur un sujet tant qu’on n’en a pas saisi tous les tenants et les aboutissants. Les critiques seront dans le cadre de cette étude les personnes qui n’aiment pas s’avancer sans être surs de ce qu’ils affirment et qui ne donneront donc pas leur assentiment aux nouvelles technologies au nom notamment des effets dommageables qu’elles pourraient avoir sur la lecture, mais qui ne s’engageront pas non plus dans la lutte contre les nouvelles technologiques, considérant qu’il se pourrait tout de même qu’il y ait quelque chose de bon à en tirer.
Cyber-enthousiasme
Avoir un penchant extrêmement favorable par rapport aux avancées technologiques : Les partisans du progrès qui fait partie de l’idéologie libérale issue de la modernité constituent le bassin de population qui était le plus étendu à un certain moment peut-on supposer. Mais la popularité de la technologie est au prix d’un certain aveuglement, car peu de gens s’arrêtent pour réfléchir au prix à payer pour ces ‘percées’ qui visent à nous donner un mode de vie plus agréable et confortable. L’exemple par excellence est l’automobile. Combien de personnes considèrent le fait de pouvoir s’acheter une voiture comme un rêve? Peu de gens puisque la plupart des gens en ont une. Mais quels sacrifices ils ont dû faire et continuent de faire pour l’obtenir. Par conséquent il y a une histoire de l’amour de la technique qui indique un peu la façon dont on veut définir ici cette attitude vis-à-vis les nouveaux médias, en particulier les multi-médias hyper-branchés que sont l’Internet et le web. Ce sont ces médias interactifs que ‘cyber’ désigne. Les cyber-enthousiastes sont donc ceux qui attendent en ligne pour acheter la dernière version du iPhone ou qui ne vivent et ne respirent que pour faire advenir la société de l’information comprise comme un état du monde où tout le monde serait branché en permanence et où tout se ferait par l’intermédiaire du web…
Modération
Comme tout le monde le comprend bien, la modération renvoie à une posture plus équilibrée que les autres, consistant à faire preuve de plus d’ouverture aux possibilités offertes par les nouvelles technologies que ne le font les critiques, ou a fortiori, les techno-sceptiques, mais à se montrer plus prudent que ne le font les cyber-enthousiastes. On se réfère ici à la définition de la sagesse par Aristote qui la faisait consister en une ‘médiété’ soit en quelque chose qui se situerait entre deux extrêmes également condamnables. C’est ainsi qu’il définissait le courage comme étant un juste-milieu entre la témérité et la lâcheté. La modération est une vertu pratique, qui se retrouve dans le dicton « La modération a bien meilleur goût ». Les modérés bénéficieront donc dans notre esprit de cette image favorable associée à l’idée qu’on se fait en général de la capacité à se contrôler soi-même pour ne pas tomber dans les excès. Mais il ne faudra pas y voir quelque chose comme le goût de la compromission ou une conséquence de l’hésitation due à une personnalité timorée. Ce n’est pas du tout l’étiquette qu’on accolerait à quelqu’un qui fait les choses à moitié par exemple. On appellera au contraire ‘modéré’ quelqu’un de pondéré, qui est nuancé dans ses jugements parce qu’il est allé au fond des choses quand est venu le temps de s’intéresser à un sujet. On pourra aussi qualifier de modéré quelqu’un qui fait preuve de bon sens dans son évaluation d’une situation et dont ce caractère raisonnable se reflète en général dans ses choix.
Techno-scepticisme
Scepticisme par rapport à la technologie : Le scepticisme est un courant de pensée très respectable, mais mal connu. Nous nous référons ici au sens courant du terme. Il est le plus souvent interprété comme un refus de connaître, sous prétexte que l’objet de ce refus serait inconnaissable ou promettrait beaucoup plus qu’il ne peut offrir. Dans ce cas-ci ce serait donc la technologie qui ferait l’objet de ce refus. On en déduit donc que les personnes qui seront rangées dans cette catégorie seront présentées comme étant de celles qui considèrent que les impacts de la lecture numérique devraient être délétères (destructeurs ou en tous cas fortement négatifs). Remarquons que croire cela ce n’est déjà plus être sceptique quant au pouvoir de la technologie de changer nos vies. C’est pourquoi nous pourrions plus exactement qualifier cette position d’anti-technologie.

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2 réflexions sur “Notions

  1. Pingback: Techno-sceptiques - Inter-edit

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