Introduction

Avant-propos

Comme nous l’a fait réaliser FB (François Bon et non facebook…) à travers les ‘pages’ de son ouvrage Après le livre, la lecture a survécu à de nombreuses transformations des supports qui nous ont servi à transmettre des connaissances ou des « visions du monde » à nos contemporains et à nos descendants. Le codex a représenté une révolution technologique à son heure et il serait naturel que le temps venu nous acceptions collectivement de « tourner la page », même si les livres papiers ne cesseront pas de sitôt d’habiller nos bibliothèques.
Des problèmes de différents ordres sont posés par la transition qui se dessine vers une culture fondée plus que jamais sur des parcours d’éditorialisation …
Le premier genre de difficulté concerne tout ce qui était dépendant du maintien de l’intégrité de la « chaîne du livre ». On parle ici des métiers de l’édition et de la vente de livres (les libraires), mais aussi des diffuseurs et des distributeurs, sans oublier la place réservée aux bibliothèques au sein de nos institutions culturelles (dont les universités).
On peut comprendre que les dispositifs qui tentent de s’imposer pour remplacer les anciens mécanismes de sélection de ce qui mérite qu’on y accorde foi suscitent de la crainte car ils donnent l’impression que notre culture pourrait de dissoudre en raison du rôle accru que jouent les technologies de l’information, entraînant une déshumanisation progressive de ces édifices idéologiques qui se percevaient comme les héritiers légitimes du seul véritable humanisme.

Couverture du livre de référence de François Bon sur le sujet : "Après le livre"

Le livre a évolué depuis l’invention de l’écriture et il n’a jamais cessé d’être un objet hautement technologique. Le codex a remplacé le parchemin qui a lui-même pris la place du papyrus. Le passage au livre numérique promet d’apporter son lot de révolutions, mais il ne faut pas voir cela comme un désastre avant-même de s’être intéressé à l’objet et à ses usages possibles.

Néanmoins la beauté des technologies du web est qu’elles donnent en principe la chance à chacun de prospérer – pourvu que soit surmonté le fossé numérique* – en donnant accès aux connaissances et aux moyens de communication permettant de s’en servir efficacement.
Nous pouvons constater que les positions des cyber-enthousiastes et des cyber-sceptiques semblent irréconciliables, de sorte que leur divergence d’opinion est en train de se transformer en guerre de tranchées idéologique.
On voit ainsi naître des département d’humanités numériques ou des chaires de recherche inter-universitaires à ce sujet. Mais on sent aussi une mobilisation croissante pour résister à l’envahissement des technologies dans nos vies.
Face à ce conflit, il convient de nous arrêter un instant pour considérer posément les arguments en présence et essayer de voir si nous ne pouvons pas prendre position à notre tour.

L’introduction est répartie dans les deux premières sections du site Inter-edit : Introduction et problématique.
Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s