Hypothèse

L’hypothèse sur laquelle repose cette étude est la suivante :

La culture repose sur la lecture qui y donne accès et à travers laquelle elle se reconstitue de génération en génération, ce qui – à travers les variantes d’interprétation et les apports des nouvelles personnalités qui s’y penchent et s’y intéressent – est susceptible de lui insuffler le souffle de fraîcheur dont elle a besoin pour se renouveler. Or si les nouvelles pratiques de lecture induites par l’usage des nouvelles technologies génèrent une dissolution du patrimoine hérité des traditions humanistes auxquelles les « esprits les plus évolués » s’identifient, il se pourrait que celui-ci (ce patrimoine) soit perdu à tout jamais et que nous revenions à des temps de barbarie, gages de destruction et de terreur pour des siècles et des siècles…
La seule façon d’éviter ce fléau équivalent à l’apocalypse serait donc de baliser sévèrement l’utilisation des nouvelles technologies pour qu’elles n’entraînent pas une aliénation dévastatrice des forces vives de nos nations qui doivent construire la paix en misant sur l’esprit de communauté et de respect des différence que nous enseigne cet humanisme… et non céder à l’indifférence qui vient nécessairement avec l’individualisme à outrance, favorisé par ces gadgets qui nous divertissent de l’essentiel*.

J’ai caricaturé. Mais c’est une position forte, qu’il devient possible d’examiner rigoureusement et de contester éventuellement… quitte à lui apporter des amendements au besoin si le point de vue contraire ne s’avérait pas plus raisonnable.

Par ailleurs le point de vue suivant est aussi une hypothèse qui sous-tend cette réflexion :

ChacunE possède en lui/elle-même les ressources pour comprendre une problématique qui est susceptible d’affecter l’ensemble de l’humanité.

C’est pourquoi je suis convaincu que c’est en conservant toujours la volonté d’atteindre une certaine compréhension – intersubjective – des enjeux entourant la question à laquelle je tente de répondre que je parviendrai à regrouper davantage d’éléments de réponse (ou de pistes de solutions). Et je parle ici d’éléments essentiels, qui feront sens au regard de ce qui nous unit : les sentiments, les idées et les modes d’appréhension du monde constitutifs d’une culture…

Notre organisation physiologique et psychique est le lot partagé – inter-subjectivement, encore une fois – de l’humanité.

Mais nous reprendrons l’idée de la dialectique hégélienne selon laquelle la vérité réside dans la synthèse des points de vue opposés plutôt que dans l’obstination à se maintenir dans son camp quitte à s’aveugler sur ce qui pourrait faire changer notre opinion vers la position de « l’autre camp »…

Plus concrètement, nous miserons sur le principe qu’en identifiant la façon dont les tenants du cyber-enthousiasme et les partisans du techno-scepticisme se touchent (en les mettant dos-à-dos on verra que leurs postures idéologiques se rejoignent finalement), on parviendra à documenter l’ineptie qu’il y a à se braquer dans l’une ou l’autre de ces attitudes extrêmes.

Prônant la modération et le bon sens, nous ne prétendrons pas avoir le monopole de la raison et nous mettrons au contraire en garde les lectuers contre les courants de pensée qui voudraient leur faire croire que la vérité peut être cloisonnée dans une formule immuable.

Si souplesse il doit y avoir, on peut cependant se demander en quel sens nous aurions intérêt à ce qu’elle se manifeste ?

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Une réflexion sur “Hypothèse

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