Culture

Comme la page ‘À propos‘ vous l’a sans doute appris, le but d’e-criTIC (inter-edit, pour les intimes), est de proposer une réflexion pertinente sur les enjeux politiques, économiques et philosophiques des transformations culturelles entraînées par la généralisation de nos pratiques de lecture numérique.
Dans un premier temps, il convient de se demander si on s’entend sur la définition de la notion même de culture. Nous nous intéresserons à la « nature » de la culture surtout du point de vue des apports de la littérature (institution, acteurs, etc.) à ce sujet. Il nous faudra bien sûr vérifier si les pratiques de lecture ont une influence importante sur ce qui constitue la culture, avant de pouvoir examiner si le transfert constaté des supports classiques (papier) vers les supports numériques (appareils, logiciels et formats, structures logiques et systèmes d’exploitation) est susceptible de jouer un rôle déterminant dans ce que Milad Doueihi appelle La Grande conversion numérique. C’est pourquoi, dans un deuxième temps, nous questionnerons la situation du livre, avec l’aide – entre autres – de Philippe Aigrin (Sharing), de Jean Sarzana et d’Alain Pierrot (co-auteurs d’Impressions numériques). Nous réaliserons que la chaîne du livre est ébranlée par la popularité croissante des livres électroniques (e-books), remettant en question la place centrale que cet objet – emblématique d’une certaine vision du monde – avait été appelé à jouer depuis plusieurs siècles dans l’évolution des mentalités.
Comme nous voulons identifier les « altérations » (pas nécessairement au sens négatif) de notre rapport au monde que le passage de la lecture sur papier à la lecture sur ordinateur (incluant les appareils mobiles) a pu entraîner, il nous faudra faire retour sur la réflexion menée ailleurs, sur le blogue « e-mots« .
Il sera ensuite naturel d’examiner ce qu’il en est du livre, et surtout de nous élever au point de vue philosophique pour réévaluer notre relation à la culture à travers la culture dans le contexte de la civilisation numérique qui est en train de se dessiner. Mais on commencera par retracer brièvement l’histoire de cette relation, notamment avec l’aide du regard aguerri de François Bon (Après le livre), pour mieux prendre la mesure des défis (et des opportunités) qu’il nous revient de relever (et de saisir) à travers l’assomption (le fait d’assumer), le caractère problématique de la mutation que nous pouvons encore infléchir, mais certainement pas empêcher.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s